Le 10 décembre 2008:
Pascale Sibourg nous déclare vivre dans la peur, 24h sur 24. Elle a déjà déposé plus de vingt plaintes contre son ex-compagnon, Didier P. qui ne cesse de la menacer. Quelques jours auparavant, son ex-compagnon la poursuivait encore dans la rue, pelle à la main.
Le 27 janvier 2009:
Nouveaux faits graves de harcèlement de la part de son ex-compagnon. Alors que Pascale livre son pain en France, il tente de l'écraser avec sa voiture. Pour ces faits, Didier P. est interpellé et le Parquet de Briey (Meurthe-et-Moselle) est saisi de l'affaire. Ce jour-là, le procureur du roi d'Arlon, Serge Lipszyc, prend contact avec sa collègue de Briey. Il est convenu que toutes les plaintes précédentes seront transmises à Briey.
Le 28 janvier 2009:
Didier P. est libéré par les autorités judiciaires françaises. A cause d'un problème de communication: la substitute en charge du dossier n'était visiblement pas au courant des accords passés entre sa procureur et son homologue arlonais, en ce qui concerne les plaintes précédentes...
Le 30 janvier 2009:
Les choses rentrent dans l'ordre. Les procureurs d'Arlon et de Briey donnent des directives. Cette fois le dossier est bien centralisé à Briey où on signale qu'il faudra au moins un mois pour instruire l'affaire.
Le 17 février 2009:
Pascale Sibourg disparait avec ses enfants, Emilie (trois ans) et Maurine (un an et demi) en laissant des messages et des signes d'adieu très inquiétants.
Le 19 février 2009:
Pascale est retrouvée vivante, avec ses enfants. Elle explique avoir voulu se cacher pour se protéger de son ancien compagnon. Et parce qu'elle n'avait plus confiance dans les autorités judiciaires belges.
Athus (aubange) La boulangère et ses fillettes retrouvées saines et sauvesElle a parlé toute la nuit à un journaliste... Ensuite, à la police C'est avec énormément de soulagement que les autorités judiciaires et policières ont appris, par un journaliste liégeois, que Pascale Sibourg n'avait pas commis l'irréparable. La maman et ses deux enfants vont bien.
C'est un périple catastrophique qui a mené cette maman, boulangère à Athus, à laisser croire qu'elle était morte... “ Elle raconte ses très longs mois de souffrance, de harcèlement de son ex-compagnon. Aujourd'hui, elle doit comprendre qu'elle n'est pas abandonnée, a expliqué, hier, le procureur du roi d'Arlon, Serge Lipszyc. Dans le désarroi total, elle a pensé qu'il fallait quitter, partir, fuir. ” “ Le seul message qu'elle voulait faire passer, en prenant contact avec moi, la nuit dernière, explique Marc Gérardy, journaliste à Radio Contact Liège, c'est qu'elle était en bonne santé, que ses enfants allaient bien et étaient au chaud. ” Marc Gérardy est donc allé directement à la rencontre de Pascale Sibourg, quand elle l'a appelée, vers 23h30, mercredi. Tous deux s'étaient déjà rencontrés chez un ami commun. Marc, sachant que la jeune femme était recherchée, l'a écoutée, puis convaincue de sortir de l'ombre pour rassurer tout le monde. “ Elle m'a répété plusieurs fois que ce qu'elle ne voulait pas, c'est qu'on lui enlève ses filles. Elle avait appelé ses frère et soeur, mais aucun ne répondait, d'où les SMS d'adieu qu'elle leur a laissés. Cependant, elle m'a assurée n'avoir eu aucune intention
suicidaire, ni pour elle ni à l'égard de ses filles, au contraire ”. Hier, après avoir rencontré Pascale Sibourg -qui reste cachée par sécurité- , le procureur arlonais Serge Lipszyc a expliqué qu'elle était “ à bout de souffle, excessivement stressée. Police et justice ont dépensé beaucoup d'énergie pour la retrouver à temps. Elle est fragilisée mais elle sait qu'il y aura une réponse judiciaire. Il y aura un avenir pour elle. Elle est partie en abandonnant sa boulangerie tant cet ex-compagnon a usé et abusé d'elle. Elle paye même ses dettes. Cet homme passait de l'inacceptable au très gentil. Mais il estime qu'elle est sa chose, qu'il a tous les droits sur elle, même sur le choix de ses tenues vestimentaires. Nous avons essayé de la rassurer car elle n'est pas la marionnette de cet homme. ”
L'ex-compagnon fait aujourd'hui l'objet de recherche. Des contacts ont été pris avec la France puisqu'il est Français et que les faits les plus graves se sont produits en France. “ Notre volonté manifeste est d'aller vite! Le but est de faire comprendre à cet homme qu'il ne peut pas recommencer. Tant qu'elle est en région liégeoise, il n'y a pas de raisons qu'il la retrouve. ” Mais d'ajouter que si Pascale Sibourg n'avait pas refusé de comparaître devant les autorités françaises, la justice n'aurait pas suspendu les poursuites contre son ex. Elle qui vivait l'enfer tous les jours, a eu peur. On peut comprendre...
Source: La Capitale, le 20 février 2009, page 15
Disparitions massives:
Diffusion massive internationale des enfants disparus Sonia zik