La police tombe dans le piège des délinquants d'Anderlecht

La police tombe dans le piège des délinquants d’Anderlecht
Il est de notoriété publique que la délinquance est un problème récurrent à Anderlecht. Mais le dernier fait en date est plus grave puisqu'il ciblait uniquement les forces de l'ordre : un piège tendu dans le but de détruire une voiture de police. Opération réussie ...

Belgique - Faits divers lun 6 juil, 13:32
Une patrouille de la police de la zone de Bruxelles-Midi a été prise dans la nuit de samedi à dimanche vers 1H50 dans un guet-apens, place Lemmens à Anderlecht, a-t-on appris lundi au parquet de Bruxelles.

La police a été appelée suite à un feu de poubelle et a constaté en arrivant sur les lieux qu'un produit glissant avait été déversé sur la chaussée entre la rue Haberman et la rue de la Rosée. Ce produit, probablement de l'huile de cuisine, a été déversé volontairement sur la chaussée et ne provient donc pas d'une perte d'un véhicule, selon la police locale.

Le conducteur de la voiture de police a perdu le contrôle de son véhicule et a embouti une voiture en stationnement. La zone était extrêmement glissante, indique la police qui précise que même les piétons éprouvaient des difficultés à se tenir debout.

Quand le véhicule de police est arrivé sur place, un groupe d'une quarantaine de personnes a quitté rapidement l'endroit. Les policiers ont constaté que le feu avait été bouté à une poubelle de la place Lemmens, avant d'être éteint.

Les pompiers ont travaillé plusieurs heures pour nettoyer la chaussée. Un autre véhicule avait déjà endommagé plus tôt dans la nuit et au même endroit une voiture en stationnement, en raison de l'huile déversée sur la route. Le conducteur de ce véhicule avait pris peur en voyant le groupe sur la place et était parti. Il a toutefois déposé plainte à la police. Des traces d'huile laissées par les pneus de véhicules étaient visibles dans les rues avoisinantes.

Source : RTLINFO

# Posté le mardi 14 juillet 2009 04:35

L'IG a essayé de filmer des scènes (18/06/2009)

Des policiers qui ont dénoncé ont été mutés pour leur sécurité.

BRUXELLES Incroyable que de tels dérapages aient pu avoir pour cadre la gare du Midi et s'y reproduire au moins 9 fois, pendant 6 mois, à l'insu du commandement. Si incroyable que le parquet, décontenancé par la réponse d'un de ces policiers, a même ordonné de les faire tous examiner par des psychiatres.

Le policier avait admis : "Nous étions comme des animaux heureux avec des proies." Comme essai d'explication, certains avancent cette tentation de faire justice soi-même : cette lassitude de constater que les mêmes suspects sont systématiquement libérés par la justice.

Épouvantés par l'ampleur des exactions, des collègues ont décidé de prévenir leur hiérarchie.

Parmi les premiers à n'avoir pas fermé les yeux, deux policiers, nous dit-on, d'origine allochtone, se sont confiés à leur chef de peloton, Patricia, une commissaire, qui a brisé le silence et rédigé un rapport interne.

Dès lors, l'Inspection générale a enquêté aussi loin qu'elle a pu, mais ce n'est pas évident d'enquêter sur des policiers qui connaissent la musique. L'espoir a même été de placer des caméras et filmer des scènes. Mais ça n'a pu se réaliser.

Les policiers "qui avaient parlé" avaient pris des risques. Il a fallu les protéger et même, à un certain moment, organiser leur transfert, pour leur sécurité physique, vers d'autres unités (avec pertes de salaires et, à la clé, des tâches moins gratifiantes).

Ces transferts ont été organisés par le procureur de Bruxelles Bruno Bulthé, son adjoint le 1er substitut Bernard Michielsen, le patron (d'alors) de l'Inspection générale Guido Van Wijmeersch et certains chefs de zone bruxellois, dont David Yansenne à Schaerbeek.


Gilbert Dupont

© La Dernière Heure 2009

# Posté le mardi 14 juillet 2009 04:29

Algériens torturés au Midi (18/06/2009)

 Algériens torturés au Midi  (18/06/2009)
Des récits qui jettent l'effroi et l'opprobre sur une partie de la police

BRUXELLES Un racket était organisé à la gare du Midi par des policiers fédéraux. Ce racket, qui s'est accompagné de violences graves, visait spécifiquement des Algériens en séjour illégal. La pratique consistait à laisser les pickpockets algériens commettre un maximum de vols à la tire et, pour les policiers ripoux, à récupérer en soirée ce qui avait été volé en journée aux usagers, dans la gare et aux abords immédiats de celle-ci.

Votre quotidien La Dernière Heure-Les Sports a pu se procurer le récit d'une ratonnade d'un Algérien que des policiers fédéraux avaient réussi à isoler en pleine nuit dans leur garage de la rue Couverte, 1, sous les voies de la gare du Midi. Ce qui est décrit porte un nom : ce sont des tortures. Selon ce récit, il est invraisemblable que l'officier de garde n'ait pas entendu les cris. Cet officier, lui, n'a pas été inquiété.

De nouvelles révélations (les premières dans La DH/Les Sports du 5 juin) sur ce dossier à l'instruction chez la juge, Mme Geneviève Tassin. Selon le 1er substitut Colpin, du parquet de Bruxelles, l'affaire implique 9 policiers fédéraux dont deux femmes, mais pas de gradés.

"Ils avaient attendu que notre chef, la commissaire S., soit rentrée chez elle. Cette fois-là, il était minuit et demi. C'était encore un Algérien sans papiers qu'ils avaient ramassé dans la gare. Environ 30 ans, bien connu pour vol à la tire.

"Après lui avoir tout confisqué et s'être partagé entre eux ce qu'il avait volé dans la journée, GSM, portefeuilles, etc, ils l'ont emmené dans le garage. Il fait sombre et sale. L'endroit est complètement isolé. Le gars savait qu'il ne pouvait compter sur personne. Il était menotté dans le dos et les policiers étaient à 4 dont Frédéric D. et Philippe M. qui avait été infirmier avant d'entrer à la police. Ils ont fait courir l'Algérien dans le garage, lui disant d'aller plus vite et l'insultant. "T'es qu'une merde. T'es même pas un chien."

"L'Algérien recevait des coups. C'étaient des coups qui font mal. Des coups de bottines, de combat shoes, qui visaient la colonne vertébrale, au milieu, plus haut que les poignets menottés.

"L'Algérien hurlait. Pas des cris : des hurlements. C'était terrible. L'officier de garde, le commissaire K., se trouvait au Rapid 100 (dispatching de garde situé juste au bout du couloir venant du garage). Il ne pouvait pas ne pas entendre. Je suis formel. Il n'est pas intervenu. L'Algérien avait le visage en sang. Du sang coulait du nez et de l'arcade sourcilière."

"C'étaient des coups à casser la colonne, à briser des vertèbres. Et c'était chacun à tour de rôle. Ils l'ont plaqué au mur et frappé dans le ventre à coups de poing. C'était un jeu pour eux. [...] L'Algérien était toujours menotté.

"Ils l'ont fait tomber à terre. Et ça a continué. Ils le traitaient d'"animal", de "fils de p.", rien de raciste par contre. L'Algérien était sur le ventre. Il y en a un qui a sauté à pieds joints sur la colonne. L'Algérien a perdu connaissance. Alors ils l'ont démenotté.

"Pour le ranimer, ils l'ont pris par les pieds et l'ont suspendu tête en bas. Ils rigolaient. En fait depuis le début ils rigolaient et se moquaient. L'Algérien a rouvert les yeux. Ils lui ont dit de déguerpir. Ils l'ont sorti par l'entrée des véhicules. Je sais qu'on lui avait aussi cassé les dents. Il n'y a aucune trace (dans les P.-V.). On se sentait mal dans la peau de travailler avec des collègues comme ça. On a voulu dénoncer. Ceux qui l'ont fait à l'Inspection générale ont pris des risques. Ils ont été menacés en interne : il ne fallait pas que ça sorte. Deux véhicules (de policiers dénonciateurs) ont été cassés. On n'a rien jamais pu prouver."

L'instruction du parquet porte aussi sur 8 autres faits.


Gilbert Dupont

© La Dernière Heure 2009

# Posté le mardi 14 juillet 2009 04:27

Trois faux policiers arrêtés à Molenbeek!

 Trois faux policiers arrêtés à Molenbeek!
La police de la zone de Bruxelles-Ouest a interpellé à Molenbeek-Saint-Jean trois faux policiers qui effectuaient des rondes dans la commune, a indiqué la police locale. Les trois suspects ont été mis à disposition du parquet de Bruxelles et placés sous mandat d'arrêt par un juge d'instruction.

Des inspecteurs de quartier ont repéré jeudi, à hauteur du Quai de Mariemont, un véhicule suspect avec, à son bord, trois occupants. A l'approche des policiers, les suspects ont tenté de prendre la fuite et ont été appréhendés après une brève course-poursuite. Les trois hommes, âgés de 36 à 44 ans, étaient en possession de couteaux à cran d'arrêt.

Les profils des trois suspects correspondent aux descriptions d'auteurs signalés à rechercher, qui avaient été données par des victimes de faits de corruption et de vols avec violence commis par de faux policiers. Le trio opérait depuis un certain temps dans le quartier de la rue Heyvaert, muni de fausses cartes de policier. Ils fouillaient leurs victimes en les menaçant ou en les dévalisant. Leur butin se chiffre au total à plusieurs dizaines de milliers d'euros, selon la police locale.

Cette dernière recevait depuis quelque temps des plaintes de commerçants et de riverains du quartier de la rue Heyvaert au sujet du comportement douteux de certains fonctionnaires de police, qui se rendaient coupables de faits de corruption voire de vols avec violence.

La zone de police de Bruxelles-Ouest recommande aux citoyens de rester vigilants par rapport à ce type de faits. Elle conseille en cas de doute de réclamer la carte de service du policier ou de prendre contact par téléphone avec la police.

Source : RTLINFO.be - Vendredi 3 Avril 2009.

# Posté le jeudi 09 avril 2009 10:50

La police l'invite à acheter une arme

La police l'invite à acheter une arme
La police pousse ce commerçant à s'armer

Etre poussé à s'armer, alors qu'on travaille à côté d'un commissariat: c'est la situation surréaliste vécue par un commerçant rue Heyvaert, Aziz Hamou Ahdi. Plutôt que de lui assurer plus de surveillance, la police lui a conseillé de s'armer.

Aziz tient depuis trois ans un magasin d'électroménager et de hi-fi tout contre l'antenne de police Heyvaert, à l'angle de cette rue et de la rue Liverpool. Cela ne l'empêche pas d'avoir été attaqué plusieurs fois en trois mois. Sans vraie réaction de ses "voisins" qui lui ont tout simplement dit d'assurer lui-même sa sécurité, en demandant un permis de port d'arme.
"Il y a trois mois, j'ai été cambriolé par plusieurs types", raconte Aziz. "Ils étaient entrés chez moi par le couloir menant à l'étage. Puis, ils ont forcé la porte du magasin pour me prendre six écrans Plasma. Bilan: 9.000 ¤ à mes guêtres. On ne les a pas identifiés. Il y a bien une caméra sur le poste de police. Mais elle est tournée vers le canal et pas vers la rue".
"Puis, il y a eu une autre tentative par trois jeunes, la nuit. Ils ont été vus par les locataires et mis en fuite. Mais le lendemain, ils sont revenus à sept, en journée. Quatre sont entrés pour faire semblant de regarder mais ils préparaient un coup. Heureusement, certains ont été reconnus par les locataires et ils sont repartis. Sinon..."
Chaque fois, Aziz a prévenu ses voisins policiens. Sans véritable réaction à part: "Vous exposez trop en vitrine". La dernière réponse en date le laisse pantois. "On ne peut pas grand-chose. Mais vous pouvez demander un permis de port d'arme".
"On ne m'a même pas dit, par exemple, qu'on allait faire plus de surveillance. Non, on me pousse à m'armer!" Aziz est inquiet: "Si on me dit ça à moi, on peut le dire à tous les commerçant du quartier, plus éloignés du poste. Et puis, on viendra s'étonner qu'un jour, il y a des morts, un drame..."
Aziz, comme d'autres habitants, critique l'inertie du poste de police locale, "qu'on ne voit jamais et qui laisse tout faire ici". Alors, en attendant, oui, il va aller le demander , son permis de port d'arme. "J'ai déjà une formation de tir. Mais je trouve regrettable ce genre de réponse".

Laurent Wilen

Source: La Capitale, pg. 8, Lundi 16 mars 2009

# Posté le mardi 17 mars 2009 16:03