
Les Belges de souche sont moins contrôlés. ZPZ 5340
En Belgique comme dans la plupart des pays européens, les personnes d'origine étrangère sont contrôlées deux fois plus souvent par la police que les “ autochtones ”, ce qu'une étude appelle la population majoritaire. Le contrôle au faciès existe donc bien.Benoît Jacquemart
Les circonstances des contrôles par la police sont éclairantes. Alors que les Belges de souche sont contrôlés pour près de 80 % dans leur voiture (lors de contrôles routiers, donc), 40 % des personnes d'origine nord-africaine le sont sur la voie publique ou dans les transports en commun. Autre chiffre parlant: au cours des 12 derniers mois (au moment de l'enquête), 24 % des personnes d'origine nord-africaine ont été contrôlées, pour 12 % des Belges de souche et 18 % des personnes d'origine turque.
Lors d'un contrôle avec le véhicule, les personnes d'origine nord-africaine auront eu droit à un contrôle complet de la voiture pour seulement 8 % des Belges de souche.
L'enquête menée au niveau européen a consisté à interroger 23.500 personnes issues de l'immigration et de minorités et 5.000 autres personnes issues de la population majoritaires, ces 5.000 personnes dans 10 pays de l'Union, dont la Belgique.
Il en ressort donc que les citoyens d'origine étrangère sont plus souvent contrôlés que les autres, et ça se ressent sur une autre donnée récoltée par l'enquête européenne: ces citoyens ont moins confiance dans la police que les autres, d'autant qu'ils disent avoir fait l'objet de nettement moins de respect lors des contrôles. Ainsi, alors que 85 % des Belges disent avoir été traités avec respect par les policiers lors du contrôle, ils ne sont que 42 % dans le même cas chez ceux d'origine nord-africaine (55 % chez ceux d'origine turque).
source sud presse: http://www.sudpresse.be/actualite/belgique/2010-10-13/police-les-etrangers-deux-fois-plus-controles-816807.shtml






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L'international marocain d'Anderlecht (1re div. belge de football) Mbark Boussoufa estime avoir été "brutalisé" par la police bruxelloise lors d'un contrôle d'identité effectué dimanche et se dit victime d'un "acte de racisme", rapportaient des médias belges lundi.Lors d'un contrôle policier mené dans un café du quartier de la gare du Midi à Bruxelles, le meneur de jeu des Mauves, qui n'était pas en possession de sa carte d'identité, a été menotté et plaqué au sol avant d'être emmené au commissariat, d'où il a été rapidement relâché, ont raconté des témoins cités par plusieurs journaux.